Récemment, l’artiste présentait l’esquisse de la fresque la grande traversée, une œuvre qui fera partie de la collection portant sur la vie et l’œuvre du célèbre curé Labelle, prêtre-colonisateur. Dominique Beauregardvient de signer l’œuvre finale. D’un format de 48″ x 24″, le tableau nous montre le célèbre personnage à bord du Circassianaccompagné du curé Jean-Baptiste Proulx qui consigne dans son carnet les grandes étapes de ce voyage visant à recruter des colons européens. Riche en symboles, l’œuvre nous rappelle un moment important et néanmoins méconnu de la vie du curé Antoine Labelle.
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Dominique Beauregard prête l’une de ses toiles à l’exposition annuelle l’Histoire du Québec racontée par ses animaux, organisée par l’historien Alain Messier, auteur de plusieurs ouvrages et chroniqueur au journal Accès.
L’exposition, dont l’objectif est de stimuler l’intérêt des jeunes pour notre histoire par le biais de la faune et de la flore, rejoint les intérêts et l’attachement de l’artiste à ces sujets. C’est la toile « le Renard », appartenant à la collection personnelle de l’artiste, qui est présentée au chalet Pauline Vanier à Saint-Sauveur du 4 au 11 mai 2010. Cette toile est précieuse aux yeux de la peintre, car c’est l’œuvre qui a établi les bases de son nouveau style et à laquelle elle se réfère continuellement.
Dominique Beauregard se dit fière d’apporter sa modeste contribution à cette exposition :« J’applaudis à l’initiative d’Alain Messier qui, grâce à son exposition, sème dans les petites têtes des enfants, les germes de la curiosité envers notre histoire et notre patrimoine naturel ».
D’autres artistes de grand talent ont également généreusement prêté leurs œuvres à cette exposition. Sculptures, maquettes de bateaux célèbres, tableaux, etc., enrichissent la visite. Une ruche vivante permet d’observer de près les activités de ces petits hyménoptères, alors qu’un urubu à tête rouge vivant — un vautour dont l’envergure peut atteindre 1,80 m — attire la curiosité des visiteurs. En semaine, un spectacle de marionnettes est présenté aux groupes d’élèves.
Exposition l’Histoire du Québec racontée par ses animaux
Du 3 au 11 mai 2010 inclusivement. Durant la semaine, l’exposition reçoit les groupes d’écoliers. Les parents et adultes pourront visiter l’exposition samedi et dimanche prochains entre 10 h et 16 h.

Dominique Beauregard en compagnie de l'historien Alain Messier
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L’esquisse de La grande traversée du curé Labelle (titre provisoire) est maintenant complétée. Rappelons que la toile finale fera partie de la série portant sur la vie et l’œuvre du curé Labelle, prêtre-colonisateur. Pour l’artiste, c’est une première incursion sur l’océan puisque généralement elle privilégie des scènes se déroulant dans la forêt de son coin de pays les Laurentides.
Le curé Labelle a effectué deux voyages en Europe, le premier en 1885 et le deuxième en 1890. La grande traversée du curé Labelle nous montre le célèbre personnage à bord du Circassian accompagné du curé Jean-Baptiste Proulx qui consigne dans son carnet les grandes étapes de ces deux voyages. Il publiera par la suite deux ouvrages : Cinq mois en Europe ou voyage du curé Labelle en France en faveur de la colonisation et En Europe par çi, par là, d’où l’artiste a puisé son inspiration. Les observateurs remarqueront la disproportion des personnages qui se tiennent sur le pont du steamer. Un effet recherché par l’artiste afin de souligner l’importance du personnage et sa volonté d’allier à sa cause les colons du vieux continent. Encore une fois, Dominique Beauregard nous offre une fresque riche en symboles qui seront expliqués dans le texte qui accompagnera la toile et qui permettra de situer l’œuvre dans son contexte historique.
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Cette nouvelle toile hors série est inspirée de la molène, une plante originaire d’Europe dont il existe environ deux cents espèces. Aussi appelée Tabac du Diable, probablement en raison de sa ressemblance avec le tabac, la molène est généralement considérée comme une mauvaise herbe. Elle peut atteindre une hauteur de deux mètres et mettre jusqu’à vingt ans pour germer.
Dans sa toile, l’artiste met en scène le Diable qui, à la faveur d’une nuit sans lune, vient récolté quelques feuilles de son tabac qu’il fait brûler dans sa pipe. Une légende dit que la brume matinale qui flotte nonchalamment au-dessus des champs serait en fait la fumée sortie du fourneau de la pipe du Diable qui s’attarde avant l’arrivée du jour.
« Même si cette plante est considérée comme une mauvaise herbe, je l’ai toujours trouvée très belle. Elle a quelque chose de primitif et son nom, tabac du Diable, est très évocateur », précise l’artiste.
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Dans le cadre de sa série «les quatorze stations du curé Labelle», Dominique Beauregard entreprend les croquis de la prochaine fresque qui relatera les deux voyages en Europe du célèbre curé — le premier en 1885, le deuxième en 1890 — effectués dans le but d’aller recruter des colons français, belges et suisses et de régler quelques affaires au Vatican. Les croquis s’inspirent de deux ouvrages publiés à la fin du 19e siècle. Le premier en 1888: Cinq mois en Europe ou voyage du curé Labelle en France en faveur de la colonisation, écrit par Jean-Baptiste Proulx, curé de Saint-Raphaël de l’Île Bizard et plus tard de St-Lin et le deuxième, du même auteur, écrit en 1891 — l’année de la mort du curé Labelle —, intitulé En Europe par çi, par là.
Sur le premier croquis, nous apercevons le bateau à vapeur Circassian à bord duquel le célèbre curé a effectué sa première traversée de l’Atlantique.
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Dans le cadre du projet « les quatorze stations du curé Labelle », une série de quatorze toiles dépeignant les grands moments de la vie du célèbre prêtre-colonisateur, Dominique Beauregard vient de signer la deuxième œuvre de la série intitulée Un joli commencement de curé. Nous devons cette expression au chevalier Gustave-Adolphe Drolet, ancien zouave pontifical qui a côtoyé le curé Labelle alors qu’il assurait la cure de la paroisse Saint-Bernard-de-Lacolle de 1863 à 1868. Le détail de cette toile, un avant goût de cette ambitieuse fresque historique, met en scène l’impétueux curé Labelle alors que planait la menace d’un envahissement des fenians. Il avait alors lancé avec fougue : « Qu’ils ne s’avisent jamais de venir par Lacolle, vous me verrez à la tête de la compagnie qui les repoussera ! »
Le chevalier Drolet raconte dans les premières pages de son livre Zouaviana, une anecdote qui nous montre le curé patriote s’exerçant — pour le service de la compagnie que commandait le chevalier Drolet — à jouer dans un monumental clairon en cuivre rouge, les sonneries militaires et les appels aux armes ! Cette toile de 40 po x 40 po est chargé de symboles représentant la réalité de cette époque de notre histoire qui a marqué la vie du curé alors dans la jeune trentaine. Rappelons qu’à cette époque, la majorité des terres arables était occupée et labourée jusqu’à la frontière américaine. C’était l’époque de l’exode des colons canadiens-français embauchés dans les filatures de coton de la Nouvelles Angleterre au lendemain de la guerre civile. Les Fenians, L’infanterie de Richelieu, l’exode des colons vers la Nouvelle-Angleterre, un curé Labelle à cheval claironnant ses élans patriotiques, Un joli commencement de curé illustre une époque difficile de notre histoire. À ce point difficile que le curé-colonisateur a lui-même, dans un moment de découragement, songé à s’exiler aux États-Unis.
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Fraichement sortie de l’atelier, cette dernière œuvre intitulée Aube est une commande exécutée pour une cliente adéloise. Bien que l’artiste n’accepte que très rarement les commandes, il arrive parfois qu’elle y consente à condition que le mandat soit ouvert et qu’elle dispose d’une entière liberté d’expression et de toute la latitude voulue. C’était précisément le cas pour cette toile. La cliente, qui souhaitait depuis longtemps posséder une toile de l’artiste, a choisi de s’offrir ce petit format de 24 po x 18 po à l’occasion d’un événement significatif pour elle. Petit format, car nous savons que Dominique Beauregard privilégie habituellement les grands formats.
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Dans le cadre de ses recherches historiques, Dominique Beauregard fut amené à consulter les archives de La Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides qui possède, entre autres, le fond Isidore Martin. Isidore Martin, dit Gauthier, était le fidèle ami du curé Labelle, son homme de confiance. Il fit pas moins de 56 voyages en compagnie de «son curé». Il s’occupait de tout, du cheval, de la voiture de la nourriture. Il voyait même à ce que le curé ne manque de rien pour la célébration de la messe. Le fond Isidore Martin comprend 5 lettres adressées au fidèle ami par le curé alors qu’il était en voyage en Europe dans le but de recruter des colons et régler quelques affaires à Rome. Des lettres dans lesquelles le curé dicte ses recommandations — où plutôt ses ordres — à son fidèle ami afin d’assurer le bon fonctionnement de la ferme.
Tout au fond d’un carton rangé dans une étagère, se trouvait un trésor : les lorgnons du curé Labelle. L’artiste, usant de tout son charme, a obtenu la permission de se faire photographier avec pincée sur le nez les besicles de « son curé ». Datant de la fin du 19e siècle, les lorgnons du « gros curé de 333 livres » sont en excellent état. L’histoire ne dit pas si le fait de les avoir portés quelques minutes a permis à l’artiste de voir l’époque où vivait son personnage fétiche d’un autre œil. Dominique Beauregard peut cependant se targuer d’être l’une des rares personnes dont le nez fut un jour chaussé des lunettes du Roi du Nord!
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La toile Le sommeil du juste illustre la page couverture du dernier titre du fabuliste adélois Jean-Pierre Létourneau: Fables Surtout sur Tout. À travers ses fables, Létourneau nous propose une vision inédite de l’univers. De la même façon, les toiles de Dominique Beauregard nous plongent dans des mises en scène visuelles qui empruntent largement à l’écriture de la fable. La rencontre des deux fabulistes devenait donc inévitable et surtout souhaitable.
Publié à compte d’auteur, Fables Surtout sur Tout compte soixante-sept fables, mises en page par l’artiste qui se dit honorée d’avoir été choisie par le fabuliste adélois dont elle estime le travail: «Les fables de Jean-Pierre Létourneau sont un pur délice à lire et à relire. Lorsqu’il m’a proposé d’utiliser l’une de mes toiles pour la couverture de son livre, je n’ai pas hésité une seule seconde à accepter.» La peintre se dit également fière de s’associer à la diffusion des talents adélois.
Résumé du livre:
La fable qu’on veut pour toujours écrire,
Est celle qu’on désire à jamais relire !
D’une touche d’humour et d’imaginaire,
Sérieuse sans en avoir l’air,
Elle séduit, charme et plaît
Sur tous les tons et par maints sujets.
Bien que parfois elle nous amuse,
La tragédie est le fond et sa muse.
En recherchant le vrai du faux
Et le faux du vrai,
Elle laisse parler les faits
Et s’écoute de ses plus jolis mots.
Ces mots élus, pensés, posés, choisis,
Au sein des idées sans fins, et d’éternelles poésies.
Alors avide lectrice et fébrile lecteur,
Humez, sentez, goûtez aux parfums de ses saveurs,
Et si l’une d’elles vous touche,
C’est que j’aurai bien fait mouche.
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Dominique Beauregard offre une de ses toiles à l’organisme l’Échelon dans le cadre de L’Exposition-encan « Parle-moi d’amour dans les Pays-d’en-Haut » qui se terminait le 25 février dernier à l’occasion d’un encan silencieux qui s’est tenu au chalet Pauline-Vanier à Saint-Sauveur. Plus de 45 oeuvres d’entraidants, d’artistes professionnels et d’artistes en émergences étaient proposées aux amateurs d’art. C’est la deuxième année que L’Échelon s’associe aux « Impatients de Montréal », un organisme qui partage les mêmes objectifs.
« L’Échelon des Pays-d’en-Haut est un centre de jour alternatif et communautaire situé à Piedmont qui reçoit des adultes aux prises avec des problèmes de santé mentale et vivant sur le territoire de la M.R.C. des Pays-d’en-Haut. Les activités visent, en partie, à briser l’isolement, à offrir un soutien et à maintenir l’espoir au quotidien. Ayant comme valeur l’entraide au centre de sa pratique, les personnes qui fréquentent l’organisme sont appelées Entraidants. »
Le petit dormeur — acrylique sur toile de 10 x 10 — fut jusqu’à la toute fin de l’encan l’objet d’un duel amical entre deux acheteurs.
La recette de cette activité « servira à maintenir les activités d’art qui s’avèrent si thérapeutiques aux Entraidants de l’Échelon des Pays-d’en-Haut ».
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