Archives de la catégorie ‘Général’

La grande traversée

Vendredi, 16 juillet 2010

la-grande-traversee Récemment, l’artiste présentait l’esquisse de la fresque la grande traversée, une œuvre qui fera partie de la collection portant sur la vie et l’œuvre du célèbre curé Labelle, prêtre-colonisateur. Dominique Beauregardvient de signer l’œuvre finale. D’un format de 48″ x 24″, le tableau nous montre le célèbre personnage à bord du Circassianaccompagné du curé Jean-Baptiste Proulx qui consigne dans son carnet les grandes étapes de ce voyage visant à recruter des colons européens. Riche en symboles, l’œuvre nous rappelle un moment important et néanmoins méconnu de la vie du curé Antoine Labelle.

Esquisse complétée

Mardi, 30 mars 2010
traversee

L’esquisse de La grande traversée du curé Labelle (titre provisoire) est maintenant complétée. Rappelons que la toile finale fera partie de la série portant sur la vie et l’œuvre du curé Labelle, prêtre-colonisateur. Pour l’artiste, c’est une première incursion sur l’océan puisque généralement elle privilégie des scènes se déroulant dans la forêt de son coin de pays les Laurentides.

Le curé Labelle a effectué deux voyages en Europe, le premier en 1885 et le deuxième en 1890. La grande traversée du curé Labelle nous montre le célèbre personnage à bord du Circassian accompagné du curé Jean-Baptiste Proulx qui consigne dans son carnet les grandes étapes de ces deux voyages. Il publiera par la suite deux ouvrages : Cinq mois en Europe ou voyage du curé Labelle en France en faveur de la colonisation et En Europe par çi, par là, d’où l’artiste a puisé son inspiration. Les observateurs remarqueront la disproportion des personnages qui se tiennent sur le pont du steamer. Un effet recherché par l’artiste afin de souligner l’importance du personnage et sa volonté d’allier à sa cause les colons du vieux continent. Encore une fois, Dominique Beauregard nous offre une fresque riche en symboles qui seront expliqués dans le texte qui accompagnera la toile et qui permettra de situer l’œuvre dans son contexte historique.

Le tabac du Yâbe

Jeudi, 18 mars 2010

diable Cette nouvelle toile hors série est inspirée de la molène, une plante originaire d’Europe dont il existe environ deux cents espèces. Aussi appelée Tabac du Diable, probablement en raison de sa ressemblance avec le tabac, la molène est généralement considérée comme une mauvaise herbe. Elle peut atteindre une hauteur de deux mètres et mettre jusqu’à vingt ans pour germer.

Dans sa toile, l’artiste met en scène le Diable qui, à la faveur d’une nuit sans lune, vient récolté quelques feuilles de son tabac qu’il fait brûler dans sa pipe. Une légende dit que la brume matinale qui flotte nonchalamment au-dessus des champs serait en fait la fumée sortie du fourneau de la pipe du Diable qui s’attarde avant l’arrivée du jour.

« Même si cette plante est considérée comme une mauvaise herbe, je l’ai toujours trouvée très belle. Elle a quelque chose de primitif et son nom, tabac du Diable, est très évocateur », précise l’artiste.

La grande traversée

Mercredi, 17 mars 2010

esquisse

Dans le cadre de sa série «les quatorze stations du curé Labelle», Dominique Beauregard entreprend les croquis de la prochaine fresque qui relatera les deux voyages en Europe du célèbre curé — le premier en 1885, le deuxième en 1890 — effectués dans le but d’aller recruter des colons français, belges et suisses et de régler quelques affaires au Vatican. Les croquis s’inspirent de deux ouvrages publiés à la fin du 19e siècle. Le premier en 1888: Cinq mois en Europe ou voyage du curé Labelle en France en faveur de la colonisation, écrit par Jean-Baptiste Proulx, curé de Saint-Raphaël de l’Île Bizard et plus tard de St-Lin et le deuxième, du même auteur, écrit en 1891 — l’année de la mort du curé Labelle —, intitulé En Europe par çi, par là.

Sur le premier croquis, nous apercevons le bateau à vapeur Circassian à bord duquel le célèbre curé a effectué sa première traversée de l’Atlantique.

La rencontre de deux fabulistes

Mardi, 2 mars 2010

fables-surtout-sur-tout La toile Le sommeil du juste illustre la page couverture du dernier titre du fabuliste adélois Jean-Pierre LétourneauFables Surtout sur Tout. À travers ses fables, Létourneau nous propose une vision inédite de l’univers. De la même façon, les toiles de Dominique Beauregard nous plongent dans des mises en scène visuelles qui empruntent largement à l’écriture de la fable. La rencontre des deux fabulistes devenait donc inévitable et surtout souhaitable.

Publié à compte d’auteur, Fables Surtout sur Tout compte soixante-sept fables, mises en page par l’artiste qui se dit honorée d’avoir été choisie par le fabuliste adélois dont elle estime le travail: «Les fables de Jean-Pierre Létourneau sont un pur délice à lire et à relire. Lorsqu’il m’a proposé d’utiliser l’une de mes toiles pour la couverture de son livre, je n’ai pas hésité une seule seconde à accepter.» La peintre se dit également fière de s’associer à la diffusion des talents adélois.

Résumé du livre:

La fable qu’on veut pour toujours écrire,
Est celle qu’on désire à jamais relire !
D’une touche d’humour et d’imaginaire,
Sérieuse sans en avoir l’air,
Elle séduit, charme et plaît
Sur tous les tons et par maints sujets.
Bien que parfois elle nous amuse,
La tragédie est le fond et sa muse.
En recherchant le vrai du faux
Et le faux du vrai,
Elle laisse parler les faits
Et s’écoute de ses plus jolis mots.
Ces mots élus, pensés, posés, choisis,
Au sein des idées sans fins, et d’éternelles poésies.
Alors avide lectrice et fébrile lecteur,
Humez, sentez, goûtez aux parfums de ses saveurs,
Et si l’une d’elles vous touche,
C’est que j’aurai bien fait mouche.

S’impliquer à l’Échelon régional

Vendredi, 26 février 2010

24_petit-reveur Dominique Beauregard offre une de ses toiles à l’organisme l’Échelon dans le cadre de L’Exposition-encan « Parle-moi d’amour dans les Pays-d’en-Haut » qui se terminait le 25 février dernier à l’occasion d’un encan silencieux qui s’est tenu au chalet Pauline-Vanier à Saint-Sauveur. Plus de 45 oeuvres d’entraidants, d’artistes professionnels et d’artistes en émergences étaient proposées aux amateurs d’art. C’est la deuxième année que L’Échelon s’associe aux « Impatients de Montréal », un organisme qui partage les mêmes objectifs.

« L’Échelon des Pays-d’en-Haut est un centre de jour alternatif et communautaire situé à Piedmont qui reçoit des adultes aux prises avec des problèmes de santé mentale et vivant sur le territoire de la M.R.C. des Pays-d’en-Haut. Les activités visent, en partie, à briser l’isolement, à offrir un soutien et à maintenir l’espoir au quotidien. Ayant comme valeur l’entraide au centre de sa pratique, les personnes qui fréquentent l’organisme sont appelées Entraidants. »

Le petit dormeur — acrylique sur toile de 10 x 10 — fut jusqu’à la toute fin de l’encan l’objet d’un duel amical entre deux acheteurs.

La recette de cette activité « servira à maintenir les activités d’art qui s’avèrent si thérapeutiques aux Entraidants de l’Échelon des Pays-d’en-Haut ».

Un nouveau site

Jeudi, 11 février 2010

Bienvenue dans mon nouveau site d’artiste. À l’ère du Web participatif, j’ai choisi la formule du blogue qui représente un moyen de communication unique entre le lecteur et l’artiste. Je vous invite à l’explorer et à y revenir souvent.

Puisqu’il s’agit d’un blogue, vous pourrez laisser vos commentaires sur les actualités publiées qui seront classées dans la section «Nouvelles de l’atelier». Les derniers commentaires laissés par les lecteurs apparaîtront quant à eux dans la section «commentaires récents». De plus, je compte inviter certains chroniqueurs qui partageront avec nous leur vision de l’art et de son marché.

Je travaille actuellement sur un projet qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit d’une série de toiles portant sur la colonisation et l’histoire des Laurentides, mettant en scène les protagonistes qui ont marqué le développement de cette région. Le scénario de chacune des toiles est tiré d’événements réels, d’anecdotes méconnues, mettant en scène des personnages comme Edmond Grignon, les colons, les compagnies forestières et bien sûr l’incontournable curé Labelle, figure dominante de la colonisation des Laurentides. Les trois premières toiles de cette série ont déjà trouvé preneur à Sainte-Adèle. Les scènes décrites dans cette série sont tirées de ma collection d’ouvrages anciens portant sur l’histoire de la colonisation des Laurentides, certains écrits par le curé Antoine Labelle.

Bonne visite dans ce site qui se veut vivant et en mouvement.

Dominique Beauregard

Faims de loup, fin renard

Jeudi, 28 janvier 2010

3_faim-de-loup Le tableau Faim de loup, fin renard est une œuvre narrative qui nous ramène à l’époque, pas si lointaine, où les Laurentides étaient sous la botte des magnats de l’industrie forestière qui avaient alors les coudées franches: «Les « barons du commerce du bois » sont, avec les « Lords du chemin de fer », les grands argentiers des partis politiques. Aussi, obtiennent-ils facilement non seulement d’immenses concessions forestières à des coûts dérisoires, mais encore une législation qui favorise leurs intérêts et tend à protéger et à consolider leur monopole*.» Durant la deuxième moitié du 19e siècle, la forêt est littéralement sous le joug d’une législation inique qui porte préjudice à la colonisation. Cet antagonisme entre les colons, «faiseurs de terres», et les barons «faiseurs de bois» a marqué l’histoire des Laurentides. Le député P.-B. Benoit, fondateur en 1884 de la colonie de Saint-Gérard-de-Montarville (Kiamika), déclare à propos de l’attitude d’un baron du bois nommé Stewart: «Il ne tient pas à voir des colons indépendants dans ses limites, qui amèneraient avec eux des marchands qui feraient concurrence à ses magasins et qui feraient augmenter le prix de la main-d’œuvre. À part le canton Kiamika dont les terres sont en vente, je ne crois pas qu’un seul colon depuis la Grande Chûte, à 100 milles en amont, n’a de titre de propriété, quoiqu’il y ait des gens qui y résident depuis près de cinquante ans. […] tous ces gens-là sont sous la dépendance de l’agent des terres et du faiseur de bois.*»

Faim de loup, fin renard illustre cette époque d’opposition entre colons et compagnies forestières. L’enjeu: conquérir le conquérant. Dominique Beauregard nous présente les protagonistes de cette lutte épique qui s’affrontent sur un damier. Une œuvre encore une fois chargée de symboles qu’elle nous invite à découvrir.

*Gabriel Dussault, Le curé Labelle, messianisme, utopie et colonisation du Québec. Éd.Hurtubise HMH, 1983.